Que la philosophie ait ou non été inventées par Socrate ou les Grecs de manière plus générale, est une question secondaire. On se doute bien que ni les Chinois, ni les Indiens ont attendu les Grecs pour se poser des questions sur la vérité et sur la manière de s’en assurer. Il n’est d’ailleurs pas impossible que les Grecs aient pu hériter directement ou indirectement via les Perses (simple hypothèse)  de telles sources. À ce jour, aucune thèse n’a été développée en ce sens. Mais peu importe également, il n’en reste pas moins vrai que : d’une part sagesse, science et vérité logique étaient à cette époque, comme les doigts d’une seule et même main. Le glissement vers une séparation franche de la sagesse, de la connaissance et de la vérité ne s’était pas encore franchement opéré.

Donc, si on se dit philosophe sans plus de précision quant à la définition qu’il convient d’en retenir, il reste légitime du point de vue étymologique et historique, de définir implicitement le philosophe comme étant un amoureux de la vérité certaine.

Et ça tombe très bien, vu que les druides sont présumés avoir été de farouches défenseurs du "dire vrai". En fait on n’en sait trop rien qui soit attesté de manière historique. On sait encore moins si cette réputation aurait été usurpée ou méritée. Qui peut affirmer qu’un locuteur ment s’il ne donne à voir aucun signe corporel de trouble, tant qu’il ne se contredit pas ou n’énonce pas de contre-vérités notoires ? Et même dans ce dernier cas, comment distinguer le mensonge de la simple méconnaissance ou erreur de jugement ?

Chacun aura ses réponses et la mienne est sans intérêt présentement. Je me contenterais de noter que notre druide gaulois revendique cette qualité dur dire vrai comme étant ce qui différencie l’éthique du druide,  de celle du pur communiquant politique ou plus explicitement même de la catégorie des clercs et autres pontes des religions monothéiste, des catholiques évidemment, mais également des juifs et des musulmans.

J’ignore si c’est vrai, ou plutôt de même que notre druide gaulois prend soin de ne pas oublier qu’il n’a aucune animosité envers les juifs, je ne me risquerais pas plus à m’exposer aux foudres caudines de ceux qui voient des racistes et antisémites à la moindre occasion qui leur parait propice. Et je le comprends facilement, depuis que des lois spécifiques interdisent la publicité de certaines idées, fussent-elles pourtant les plus faciles à réfuter par la raison. À croire que la censure législative serait bien plus pertinente que l’exercice rationnel cartésien de la justice ?
Parce qu’entre nous, je n’avais jamais entendu dire que les lois préexistantes avaient de grosses failles. Si publiquement j’incite à l’assassinat d’une personne en particulier, sans motif de haine, de race, de religion ou d’opinion, les nouvelles lois sont parfaitement inutiles, en l’absence des motivations qu’elles énoncent. Cependant, je serais probablement néanmoins déjà condamnable au seul motif d’atteinte ou du moins de menace à la paix publique. Et si par malheur quelqu’un passait à l’acte, il serait raisonnable que ma responsabilité soit reconnue, dès lors que j’aurais été explicite. Parce que si ça n’avait été qu’implicite, ce serait pur procès d’intention que de faire l’hypothèse que cet implicite était bien dans les intentions du locuteur. Et si c’est pour se prémunir du cas de figure où cet implicite aurait été délibérément voulu par l’auteur, il est bien médiocre et liberticide de condamner toute forme d’expression dont il serait possible d’envisager que l’auteur ait eu des intentions implicites. Or c’est bien le glissement qui s’opère de nos jours. Les procès d’intention avaient jusqu’alors été considérés comme étant nuls et non avenus. Ce n’est désormais plus le cas.

Pardonnez-moi cette digression, mais elle ici pour illustrer à notre druide gaulois que quand on aime véritablement le vrai, plutôt que de faire de la numérologie improvisée, on commence déjà par se montrer apte à être un juge objectif bien armé de cette logique nécessaire à établir la validité d’un raisonnement. Les druides étaient également des juges avisés. S’ils ne l’avaient pas été, on ne leur aurait jamais confié le règlement pacifique des conflits et litiges entre les différentes tribus.
Or c’est cette faculté de logique rigoureuse qui semble bien lui manquer à notre druide gaulois. Je n’ai pas trouvé un seul de ses propos (je n’ai pas tout lu, en ayant déjà beaucoup trop lu pour avoir eu le moindre désir ou besoin d’en lire encore plus). Je ne peux donc pas affirmer que rien de ce qu’il dit n’est vrai, mais je peux dire qu’il n’y a pas grand-chose de ses écrits qu’on puisse qualifier de fondé et vérifiable ou vérifié, mais au contraire énormément de contre-vérités, de biais, d’inconsistances, d’incohérence et même de pures contradictions. Je n’ai que l’embarras du choix. Ne citer que quelques exemples pourrait laisser à penser qu’ils seraient les seuls identifiés ou ayant de l’importance à mes yeux.
La vérité est que si je devais en faire la citation intégrale je devrai y passer tellement de temps (c’est qu’il est prolixe notre druide gaulois) que je n’aurais plus probablement plus de temps à consacrer à ce qui importe vraiment : vivre, apprendre, aimer, créer et transmettre ses connaissances.

Mais pour dire vrai, ce qui me chagrine et justifie mon intervention, c’est qu’un druide revendiqué puisse utiliser le mot "chien" pour décrire et désigner un "chat", sans même s’en rendre compte (au mieux) ou dans la volonté manifeste (au pire) de tromper son auditoire.

Il s’agit là bien évidemment d’une métaphore. Remplacer chien par druide et chat par charlatan, vous aurez déjà un début de réponse.

Quand on se prétend druide, philosophe et qu’on défend l’idée que le druide parle toujours vrai, la moindre des choses est d’en être un flagrant exemple.
Or ce soi-disant druide gaulois (à moins qu’il ne soit en fait ligure) ne cesse de tenir des propos qui manifestent le contraire.

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P.S. : J’eus aimé pouvoir lui en faire part en privé avant d’envisager de le faire en public. Encore aurait-il fallu qu’il en offre la possibilité, ne serait-ce qu’en accordant un droit de commentaire à défaut de fournir une identité ou même simplement une adresse courriel de contact. J’ai fais ma part. À, vous d’utiliser votre entendement.