De projet, je n’en ai guère, mais des idées et des assemblages d’idées, j’en ai à foison.

À force d’apprendre des choses, les relier les une aux autres par des relations de tout ordre, par construction de classes, de catégories, d’ensemble, de type, genres et j’en passe, émergent de nouvelles idées, presque toujours inutiles, souvent dangereuses, rarement inspirantes ou productives et donc stériles.


Par "inutiles", il faut comprendre qu’elles reviennent à reformuler ce que d’autres ont déjà pu conjecturer, spéculer, dire ou écrire de par le passé qu’il soit récent ou antique sans pour autant en avoir eu connaissance préalable.
Par "dangereuses", il faut comprendre que leurs implications ne sont pas à prendre à la légère, car il pourrait en faire un usage puissamment délétère si jamais elles tombaient entre les mais de personnes incultes, manquant de discernement, de sens critique, d’éthique ou au contraire des esprits pervers particulièrement intelligents.
Par "stériles", il faut entendre qu’elles ne changeront rien à l’état de l’humanité. Je les ai déjà tellement diffusées depuis longtemps, à l’occasion de discussions entre mais que si elles avaient dû germer quelque part, elles l’auraient déjà fait. Certes je ne suis pas bon vendeur et je ne brille d’aucun charisme évident, Ce n’était toutefois pas le cas de certains de mes auditeurs. Aussi il me faut alors penser que si aucun ne s’en est emparé, c’est probablement qu’il ne leur a pas semblé opportun de le faire. Soit que les idées m’étaient  trop personnelles pour qu’ils puissent les reprendre à leur compte, soit, et plus sûrement, simplement parce qu’elles n’avaient rien de séduisantes.

Du coup, et comme ces idées restent inutiles, voire dangereuses, j’ai abandonné le projet d’en publier ici, pour me contenter d’en faire la compilation en privée, à l’usage de mes héritiers éventuels. Je reporte à une date ultérieure toute idée d’en publier quelque extrait. Pour l’heure ma dimension misanthrope est bien trop exacerbées pour que l’idée d’en léguer quelque fragment à une humanité dans laquelle je ne peux plus m’identifier qu’à de rares occasions, puisse prendre le dessus sur ma retenue.

P.S. : Ce billet est resté sous le coude une dizaine de mois avant d’être achevé.