Si tel est le cas, c’est donc probablement plutôt à partir d’un blog que je ne fréquente guère plus et un lien laissé dans une signature que vous avez été redirigé ici : de "nemeton" vers "nemetone".
Du temps ne m’en reste guère plus. Je ne parle pas que du nombre d’années qu’il serait sage d’espérer, mais plutôt de celui qu’il me reste quand je sors de ma tanière mentale (d’autres diraient de leur tour d’ivoire).
Aussi faut-il m’efforcer de ne plus trop me disperser et donc ne plus fréquenter ou le moins possible tout ce qui peut ressembler à un réseau social. Non par une soudaine attraction pour l’ordre mais par un réel manque de temps. C’est donc forcé et contraint qu’un tel choix s’est imposé à moi-même.

Alors pourquoi continuer de tenir ce blog ?

Parce que les raisons qui m’ont invité à l’initier demeurent et précisément parce que celui-ci reste on ne peut plus confidentiel et ce d’autant qu’il est désormais hébergé sur un serveur domestique. Autant dire que sa disponibilité est très relative et ses performances très limitées.

Mais si vous êtes arrivé jusque là, ce ne peut vraiment pas être par hasard. Peu m’importe les motivations sous-jacentes, non qu’elles ne me soient sans intérêt, votre seule présence ici suffit à me justifier l’existence de ce blog très très confidentiel : si quelqu’un revient ici c’est qu’il aura trouvé intérêt à le faire.

Pour être franc, je ne recherche aucune reconnaissance et encore moins une quelconque renommée. Si tel n’était pas le cas, ce n’est pas ici que je déposerais ma prose, les réseaux sociaux y suffiraient largement. Or en dehors de quelques échanges avec des proches, essentiellement des membres de ma famille élargies (cousins, cousines, amis et autre connaissances) et de quelques coup de gueule (même pas un par mois) Twitter sous un autre pseudo, j’en suis absent. Les notifications me permettent de savoir qu’ils sont encore de ce monde et réciproquement.

Pour être clair je ne suis pas su tout convaincu d’une quelconque utilité à ce blog autre que personnelle (c’est un exercice de communication pour tenter de palier à mes insuffisances notoires). À tort ou à raison je n’ai pas une grande estime de moi-même. Ce que je pense, la manière de me représenter le monde est sans grand intérêt tant ça me paraît trivial, voire tout à fait banal quand je ne me demande pas si j’ai tout simplement tort la plupart du temps. Le doute et la mésestime de soi m’habitent suffisamment pour faire taire celui qui tout au fond se sent singulier et doué d’une lucidité rarement rencontrée chez autrui. Et ce n’est pas ce dernier aspect qui justifie que je m’expose mais bien le doute et donc l’hypothèse que je ne peux pas totalement exclure : que mes idées, si futiles et banales soient-elles, puisse enrichir en esprit ou de quelque autre manière que j’ignore, quelques un de mes auditeurs ou lecteurs, fut-il réduit à l’unité.