Ordre n’est pas ici pour exorciser le chaos en créant des classes, mais comme synonyme de dynamique de système.
Depuis que l’humanité s’est organisée en sociétés bien des choses ont été essayée pour établir un ordre vu comme un état durable d’un système supposé assez parfait pour toujours converger vers un état quasi stable idéel censé satisfaire toutes les composantes du groupe considéré.

Mais l’illusion est belle, car la réalité est toute autre.

L’humain l’animal terrestre qui disposent des facultés  cognitives les plus élevées de son biome. Ce n’est qu’une question quantitative et en rien qualitatives. S’il existe quoi que ce soit de qualitatif qui serait spécifique de l’humain, il reste encore à déterminer quoi et faire le constat que ce n’est encore qu’à l’état embryonnaire.

De toute évidence l’humain est un primate, proche cousin des grand-singes et plus spécifiquement du chimpanzé commun. Cette dernière précision a son importance. Car s’il se rêve bonobo, factuellement il est encore un proche miroir du chimpanzé commun dans ses comportements individuels et sociaux.

Que l’humain puisse se penser comme étant au-delà de la condition animale fut sa première erreur majeure. Un druide est un observateur du vivant sous toutes ses formes avant tout autre considération de fonction. Cette contrainte n’est pas spécifique au druidisme certes ; mais à défaut d’être une condition suffisante à la définir c’est néanmoins une condition nécessaire.

Il n’existe plus de primates vivant à l’état naturel dans l’aire géographique originelle de la culture celtique. Les seules espèces qui y sont présentes y ont été tous importés et aucun n’y a la moindre vie naturelle. Soit qu’il ait été domestiqués ou plutôt apprivoisé par des particuliers, soient qu’ils soient parqués dans des espaces à vocation zoologique, pédagogique ou de divertissement.

Mais il n’est nullement nécessaire d’avoir un quelconque primate pour comprendre que la plupart du temps l’humain se comporte comme s’il était un mammifère quelconque. Nul besoin de se rendre dans un espace dont la naturalité n’a pas été altérée par l’humain pour s’en rendre compte. Il est bien suffisant d’observer nos animaux domestique pour se le figurer, car à moins d’être un abruti fini leur ayant ôté toute forme d’initiale spontanée, leur domestication n’altère que leurs rapports à l’humain et non ceux qu’ils ont dans la libre solitude ou les uns envers les autres quand l’humain ne s’en mêle pas.