La nature a horreur du vide. Qui n’a jamais entendu cette expression dont on attribue la paternité à Aristote ?
Le vide, le néant, le zéro sont tous des synonymes de l’absence.

Ce qui est intéressant dans cette expression c’est qu’en dehors de circonstances particulière la mettant en défaut (comme certaines des expériences Torricelli ayant conduit à la notion de pression),  c’est qu’elle est généralement bien vérifiée par l’observation quotidienne.
Nous mettrons temporaire de côté que l’observation peut souvent conduire à des conclusion erronées, précisément quand on en reste aux simples observations spontanée et donc sans jamais expressément tester la validité des inductions spontanées, précisément parce qu’il est toujours tentant de conclure rapidement. Ce type de réflexion sera pour plus tard, voire même à l’occasion d’autres billets.

Revenons en à l’expression. Que signifie-t-elle au juste ?
  1. Que la nature fuit le vide pour ne pas y être engloutie ?
  2. Que la nature comble le vide pour le faire disparaître ?

Il semblerait que ce soit plutôt la seconde interprétation qui soit la bonne même si la première peut avoir eu ses partisans.
En physique sont interprétation a plutôt été la seconde avec néanmoins une réserve : pourvu que les circonstances le permettent.
Mais l’idée était bien que le vide se doit d’être comblé.
On imagine facilement quel fut le désarroi des partisans de ce principe quand l’exploration de l’infiniment grand et l’infiniment petit mit en évidence que l’univers était bien plus fait de vide que de matière (la nature en question).
De nos jour le vide de l’infiniment petit a été rempli d’énergie du vide peuplé de particules virtuelles et le vide de l’infiniment grand de matière et d’énergie sombre.

Il est tentant de conjecturer que s’il s’avérait que néanmoins persiste quelque vide on finira bien par lui trouver quelque occupant et que ceci serait une course sans fin tant que rien ne permettra d’établir l’inexistence de manière définitive.
Démontrer la nécessité du vide ne suffirait pas vu qu’il y a de grande chance qu’on y trouve quelque chose en scrutant le vide dans l’espoir de ne rien y trouver vu qu’il n’y a rien qui permette de démontrer l’absence de tout existence dans un espace donné.
Démonter l’impossibilité du vide aboutirait au même résultat : chaque espace apparemment vide serait exploré jusqu’à ce qu’on y trouve quelque chose le remplissant entièrement.

Si quelques d’entre vous n’ont pas pu  suivre ou si quelque erreur s’est glissée dans la rédaction, c’est sans grande importance dès lors que chacun aurait compris que c’est surtout la pensée humaine qui a horreur du vide.
La seule question du vide pose la question : vide de quoi ?
Question à laquelle seule la réponse "vide de tout" apporte seule une réponse autre que relative.
Dire qu’une eau est vide de minéraux ne fait pas de l’eau un vide.
Ce qu’il faut comprendre derrière ces trivialités c’est que la question du vide n’existe précisément que parce que l’esprit humain en a naturellement ou plutôt spontanément horreur.

L’absence de tout signifie pour lui également l’absence de toute démonstration, explication et rares sont ceux vivant en paix avec cette idée sans jamais chercher à combler ce vide de quelque manière que ce soit.
L’idée n’a rien de nouvelle ni d’originale mais elle tarde à être considérée comme une clef primordiale de la psyché.