S’il n’avait été question que de mettre au point que le titre de ce blog n’a aucun sinon très lointain rapport avec la revue qui portait ce nom.
Que ce terme de "nemeton" ait pu être popularisé par une revue dont les idéaux ne sont pas partagés par tous les druides, dont le tenancier des lieux, n’en fait pas une définition.
Nemeton n’est pas la propriété intellectuelle de quiconque, nemeton n’est pas une marque non plus, nemeton fait partie du patrimoine culturel des langues celtiques et par extension de tous les celtes et peu importe la légitimité de cette reconnaissance.

Nemeton est un nom commun gaulois dont les langues celtiques modernes du groupe brittonique ont conservé la racine autorise son libre usage, pourvu que l’on en respecte la définition originelle et donc sans avoir à se soucier des usages nauséabond qui auraient pu en être fait. Nemeton est l’espace sacré physique ou symbolique dans lequel les druides se retrouvent pour officier ou pour réaliser toute autre activité communautaire de leur sacerdoce.
Nemeton est le sanctuaire, la clairière, le lieu de réunion et par extension la communauté qui s’y rassemble.


Il ne sera pas ici question de débattre sur ces aspects. Que certains druides puissent par ailleurs ne rien trouver de nauséabond à cette revue sera plutôt abordé dans la séries des "Mises au point" publiées, à moins que ce ne soit dans celle des "Liaisons dangereuses" ou même ailleurs encore ; rien n’a été planifié sur ce sujet particulier.
Aussi autant le préciser : l’objet du présent billet n’est ni la revue Nemeton et encore moins les idéologies véhiculées par son  créateur mais bien de ce qui est usuellement désigné comme étant la clairière sacrée, celle des assemblées et rituels.

C’est par le même mécanisme de métonymie que nemeton désigne ce blog et rien de plus mais rien de moins non plus.
Ce n’est pas un lieu de débat mais une invitation au travail de dialogue.
Les thèses développées ici n’engagent que leur auteur.
Ce n’est pas la tribune d’un courant revendiquant quelque légitimité à parler au nom de tous les autres druides.

Le druidisme tel qu’il se vit dans le monde contemporain est divers.
Pour certains il n’est que l’expression d’une identité culturelle spécifique, le véhicule d’une mémoire, une source d’inspiration créatrice artistique ou technique.
Pour d’autres, et sans exclusion c’est une démarche spirituelle, plus ou moins religieuse, philosophique voire rationnelle et scientifique même si cette dernière revendication est rare et encore plus rarement ouvertement revendiquée et sincère.
L’auteur de ces lignes est de ces derniers et refuse qu’on puisse qualifier de sciences des affirmations non vérifiables par l’expérience commune. Ce n’est pas un mépris pour les savoirs empiriques, la variété des représentations, mais la simple exigence de discrimination entre les différents types de savoirs ou connaissances.
Non qu’il n’accorde aucune importance aux traditions et à leur transmission, non qu’il dédaigne toute création artistique, non qu’il juge mineurs les rites communautaires, mais juste qu’il considère ne rien avoir à apporter de plus significatif sur ces différents thèmes largement couverts par de nombreuses obédiences, mais simplement qu’il accorde la primauté à la réflexion philosophique ou sociétale et à la promotion d’une démarche scientifique, tout bonnement parce que ces démarches lui paraissent bien plus caractéristiques du druidisme historique que toute autre forme d’actionrevendication ou spéculation.

Ce blog est un lieu de travail où tous ceux qui œuvrent pour la recherche et l’affirmation du vrai sont les bienvenus dès lors que leur critique est dédiée à la recherche du vrai et non gaspillée en vaines polémiques.
Toute démarche honnête et sincère est recevable.