Bonjour à tous,

Juste un petit copié/collé extrait de mon précédent billet qui avait pour principale vocation de remercier, chacun et tous (quelle belle transition involontaire) de vos différents commentaires.

Si la motivation première est bien de traiter du néo-druidisme contemporain au travers de divers échanges et rencontre faites par leur auteur, vos propres commentaires m’ont motivé à l’ouvrir à des points de vue qui n’ont de prétention que celle de leur auteur. Je laisse à chacun, le cas échéant, le soin d’apprécier et de juger si ceux-ci peuvent ou non se relier au néo-druidisme même si telle n’est pas mon propos. Si l’auteur de ces lignes se revendique bien comme participant de cette nébuleuse, il est se revendique d’abord et avant tout autre chose, comme étant lui-même, un humain parmi d’autres humains.

Au delà de ce sentiment fort d’être doué d’une identité propre, nous sommes un tout.

Si chacun de nous a de réels attributs qui le distinguent de tout autre, aucun de nous n’est ce qu’il est sans avoir reçu des autres. Les autres, au sen trivial, c’est chaque rencontre ou interaction, directe ou indirecte, que nous avons pu avoir sur notre chemin de vie, Dans une vision commune, c’est le bagage génétique de nos parents géniteurs et le bagage émotionnel de nos parents éducateurs. Dans une vision plus "mystique" c’est le fait que rien n’est jamais complètement isolé, à commencer sur le plan physique tels que les sciences nous en décrivent un modèle descriptif. Nous sommes tous (au sens large, ce qui inclut ce qui est considéré comme inanimé pour le commun des mortels) fait de la même matière, issue de la même "source" de "vide". Toujours selon ce modèle descriptif produits par les sciences et les mathématiques, dans l’infiniment petit, tout ce qui a été lié reste lié sans que ni l’espace, ni le temps puissent s’y opposer. Cette "réalité" physique telle que décrites par les modèles scientifiques a bien entendu (ça ne va pas de soi sinon mon incapacité à concevoir qu’il pourrait être cohérent qu’il en soit autrement) à ses prolongements dans ce que les modèles métaphysiques, philosophiques et religieux décrivent comme étant l’esprit.

Bien que je sois dans l’incapacité verbale d’argumenter plus sur ce sujet, la conjecture qu’esprit et matière sont dans le plan "mystique" l’analogue de l’équivalence énergie-matière décrite par la célèbre formule E=mc² est, chaque jour qui passe et en ce qui me concerne, de plus en plus, une évidence. De cette évidence qu’esprit et matière ne sont que deux manifestations différenciées d’une même réalité, la première conclusion qui s’impose est de renvoyer matérialistes et spiritualistes conventionnels dos à dos.De cette autre évidence que tout ce qui est a été, est et restera lié au reste de ce qui est, la seconde conclusion qui s’impose et confirme la première est que toutes choses qui nous paraissent s’opposer, composer ou simplement s’apposer ne sont également que des manifestations différenciées d’une même réalité commune.

Cette évidence peut très bien n’être qu’une construction mentale produite par l’imaginaire, L’imaginaire est ce par quoi nous comblons les espaces vides de nos perception. L’imaginaire n’existerait pas sans ces espaces vides et l’existence d’espaces vides implique qu’il existe des espaces pleins, du moins conceptuellement. En d’autre mot l’imaginaire est un processus de création qui nous consiste à combler les "vides" à partir du matériau des "pleins" auxquels nous avons eu accès. Cette création (mise en forme) est propre à chaque créateur. Mais dès lors que tout est et reste lié (en interaction), jusqu’à preuve du contraire, la conclusion logique triviale (simple question de cohérence) est que les fruits de l’imaginaire sont des réalités au même titre que ce qui est tangible en commun.