2016-01-03

Le sanglier, la laie et ses marcassins (II)

Le sanglier n’est pas un cochon sauvage et le porc n’est pas un sanglier apprivoisé. Selon les auteurs ce sont deux espèces proches l’une de l’autre, si proches que pour d’autres le porc domestique et le sanglier ne seraient que différentes sous-espèces d’une même espèce. Mais ceci n’est pas le  […]

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2015-12-22

Le jeu de la marelle (I)

Sous ce vocable français se cachent deux jeux très différents. Un se joue sur plateau avec un partenaire adversaire. L’autre se joue sur un sol dégagé d’obstacle, avec un plusieurs partenaires concourant. Le premier a des origines égyptiennes antiques. C’est un combat, un duel, une mise hors d’état  […]

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2015-12-19

Liaisons dangereuses (I)

Toute expression d’identité tend à diviser le monde en deux parties : ce qui appartient à l’identité en question et ce qui en sort. La demi-mesure n’est pas un choix possible. Soit l’objet est élément de l’ensemble identitaire soit il ne l’est pas. Il n’y a pas de tour de passe-passe. Que cela  […]

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2015-12-04

Faites des fêtes (II)

La mesure du temps n’a pas toujours été une préoccupation des sociétés humaines. Aux origines de l’humanité, l’humain était un animal comme les autres soumis aux rythmes des jours et des saisons. Quand on vit de cueillette et de chasse, prévoir à long terme est sans grand intérêt. Quand le soleil se  […]

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2015-11-19

Mises au point (III)

Il n’est pas nécessaire et probablement pas utile de lire les épisodes précédents (Mises au point (I) et Mises au point (II)) pour lire et comprendre ce qui suit. Il aurai même été préférable ne pas avoir à écrire le présent billet.  Une conjonction de problème technique rend la consultation de ce  […]

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2015-11-04

Mises au point (II)

L’usage de gwenved.org ayant été explicité (Mises au point (I), reste à expliquer l’existence de ce blog, bien que le sujet a déjà été évoqué dans un des tous premiers billets. Avec la location de gwenved.org, un serveur DNS, cinq boîtes de courriel en bonus et assez d’alias pour satisfaire les  […]

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2015-10-20

Une, deux, voire trois ou plus

A ceux qui se demanderaient quand il sera possible de lire quelque article de fond plutôt que quelques billets d’humeur ou sans lien apparent avec le druidisme, il ne sera pas facile de répondre. De nombreux articles sont en cours de rédaction mais fort peu sont dans un état ou même une forme  […]

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2015-10-06

Un, deux, trois ... Soleil !!!

Combien de nuits Dans l’ombre la Terre A l’ombre d’un rocher Dans l’ombre de l’abîme Combien de lunes Dans l’ombre du Soleil Combien de saisons Dans l’ombre d’un ami A l’ombre d’un arbre Dans la lumière de la Lune Combien d’années Dans l’ombre des brumes Combien de lustres Dans l’ombre d’une lune A  […]

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2015-09-28

Mises au point (I)

Il est toujours préférable de s’enquérir des pensées de l’autre plutôt que de chercher à penser à sa place .... et s’y tenir. Aussi, plutôt que de laisser libre cours aux inévitables procès d’intention, je vais préfère mettre quelques points au clair sans même attendre que quelque commentaire ne les  […]

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2015-09-23

Histoires, fables, contes, légendes et mythes (I)

Peu importe le ou la définition que nous pouvons avons de ces termes. Ici le dictionnaire ne serait d’aucune utilité, je ne l’ai même pas consulté, vu que j’utiliserai mes propres définitions en guise de jargon utile à l’exposé. Le point commun est le récit par la langue. L’usage de l’image pourrait  […]

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2015-09-21

Le sanglier, la laie et ses marcassins (I)

Parmi les animaux de nos forêts s’aventurant dans nos plaines, le sanglier est avec le cerf une des figures que les celtes affectionnaient particulièrement.
Il ne sera pas ici question de passer en revue le bestiaire des celtes.
... il ne sera question que du sanglier mâle, de sa femelle et de ses petits.
... Ceci-ci dit, en dehors des livres ..., il n’est pas non plus improbable que vous puissiez lire ici,... bien plus sur le sujet que nulle part ailleurs. C’est que la plupart des néo-druides se contentent de retransmettre ce qu’on leur a enseigné et ce qu’ils ont pu glaner ici ou là,
... en prenant le risque de voir ses propres thèses s’effondrer ... ses certitudes s’effriter ... ses croyances se désintégrer ...

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2014-07-17

Faites des fêtes (I)

Une constante des communautés druidiques contemporaines est de célébrer les 8 grandes fêtes annuelles traditionnelles.

Quatre de ces célébrations ont une date astronomique qui était facile à observer dans les âges antiques : les deux solstices et les deux équinoxes. Célébrer solstices et équinoxes n’a rien de typiquement celtique mais est une constante de toutes les traditions ancestrales des civilisations localisées suffisamment au delà des tropiques et cercles polaires pour constituer des observations remarquables.

Il n’y a que quatre célébrations originales et typiquement celtiques dans leurs origines connues. De nos jours correspondent plus ou moins au début des mois de novembre, février, mai et août ou plus justement s’intercalant environ à mi chemin dans l’espace de temps entre équinoxes et solstices se succédant. Ce que nous savons de par l’histoire, c’est qu’une seule d’entre elle est parfaitement attestée dans les âges antiques : celle qui intervient au début de chaque année celtique. Pour les trois autres nous n’avons guère que la période tardive irlandaise en guise de témoignage.

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2014-07-06

Renouveau

Les paroles passent mais les écrits restent hélas.

Le passé ne dit pas où nous allons mais juste d’où nous venons. Il appartient au lecteur de ne pas l’oublier. Seule la parole est vivante. Tout enregistrement est un enterrement. La conservation du passé ne doit pas prendre le pas sur le présent. Lui seul décide de l’avenir alors que le passé n’en est que les scories.

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2011-02-07

Réponse à jaloy

Les celtes ne se définissent pas par des liens de sol ou de sang mais de culture. Quelle que soit la provenance réelle ou mythique des nouveaux venus il y a eu fusion avec les peuples déjà présents et c’est entre Rhin et Danube que ça a commencé à laisser des traces archéologiques spécifiques

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Oral vs Ecrit : faux débat ?

Je dois avouer que je suis assez content de t’avoir apporté une occasion de ne pas être d’accord avec moi-même. Sauf que je crains que ce ne soit qu’une illusion. Aussi j’espère que finalement tu seras néanmoins plus heureux de découvrir que nous sommes d’accord que d’avoir cru trouver un point de désaccord. Et je te remercie de m’avoir ainsi fournit un bon exemple d’un bais de compréhension qui aurait eu fort peu de chance, voire aucune, de se produire si je l’avais dit et toi entendu au lieu de l’écrire et toi de le lire.

Ici la confusion vient d’une différence de registre entre ce à quoi je pensais en écrivant ces quelques projets de faire un petit billet sur le sujet et celui de ta démarche personnelle. Alors que j’étais dans le registre de l’enseignement/transmission, tu te plaçais plutôt dans celui de la connaissance/vérification. Alors autant le dire : je suis à quelque détails prêts qui mériteraient un développement à eux seuls (par exemple : regard et écoute intérieurs pose la vaste question ce qui serait intérieur de ce qui serait extérieur), j’aurai pu écrire, prendre à mon compte tes propres propos si j’avais été dans même registre que toi-même.

Aussi je maintiens qu’opposer l’oral à l’écrit dans la transmission est un vrai problème et ce qu’il y a de pire en la matière qui nous intéresse.

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Druide, barde, ovate ou simple repaire d'egos ?

En dehors de clichés ou conventions, j’ignore ce qu’être druide, ovate ou barde signifie ou implique de spécifique. Bien plus porté sur la recherche, la philosophie et l’enseignement que sur les techniques ou les arts (sans toutefois les ignorer), des trois sous-fonctions de la fonction sacerdotale, pour ceux qui font cette distinction, je ne vois pas de quelle autre je pourrais m’étiqueter, à moins de me renier cette parenté.

Alors que je n’avais pas encore ouvertement osé revendiquer "être druide" mais "celtisant" ou "druidisant" : Bien des druides ont estimé que mon verbe ou mes chants faisaient de moi un barde assurément. Bien des bardes ont estimé que mes connaissances techniques et scientifiques faisaient de moi un ovate assurément. Bien des ovates ont estimé que mes considérations morales et philosophiques faisaient de moi un "druide" assurément. En toute logique "druide" était donc bien le terme le plus approprié à décrire ma fonction polyvalente. Être druide n’est pas un état mais un cheminement continu vers toujours plus de vrai, à chaque instant, en toute occasion Celui qui une fois sorti de la clairière change de comportement ou de valeurs est comme celui qui ne sait être charitable qu’en symbole et apparence.

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2011-02-06

Réponse à Yamni (Meshtemek)

Ce que j’appelle "dire le vrai" se résume à : sincérité et honnêteté. Ce que j’appelle sincérité : c’est d’avoir la franchise d’avancer à visage découvert, être authentique, franc, immédiat, sans arrière-pensée qui resterait voilée. C’est être soi, tel que l’on est et non tel qu’on voudrait paraître. Ce que j’appelle honnêteté c’est ce qui dans d’autres vues pourrait être qualifié d’humilité mais qui, en ce qui me concerne, résulte directement de cette volonté de sincérité et authenticité. Tout discours sincère, pour peu qu’il nous brosse dans le sens du poil ou fasse écho à nos propres visions ou conceptions des choses est fatalement séducteur, et devient porteur d’un certaine forme de charisme. Le charisme est d’une puissance redoutable. Ainsi pour éviter le pire il y a exigence à clarifier tout propos. Dire le vrai c’est d’abord dire ce que nous avons reconnu comme tel Dire le vrai ce n’est pas ériger en vérité ce qui n’est que croyance ou conviction qui échapperait à toute critique possible Dire le vrai c’est avoir l’honnêteté de dire "je crois" plutôt que "je sais" quand nous ne pouvons qu’admettre qu’en dehors d’une intime conviction nous n’avons rien à présenter

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Unité, diversité, identité, communauté

Au delà de ce sentiment fort d’être doué d’une identité propre, nous sommes un tout.

De cette évidence qu’esprit et matière ne sont que deux manifestations différenciées d’une même réalité, la première conclusion qui s’impose est de renvoyer matérialistes et spiritualistes conventionnels dos à dos. De cette autre évidence que tout ce qui est a été, est et restera lié au reste de ce qui est, la seconde conclusion qui s’impose et confirme la première est que toutes choses qui nous paraissent s’opposer, composer ou simplement s’apposer ne sont également que des manifestations différenciées d’une même réalité commune.

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2010-11-17

Ar gwir enep ar bed

"Ar gwir enep ar bed !" ("Le vrai à la face du monde !") La version bretonne est approximative, (ce n’est ni ma langue maternelle ni une langue apprise dans une quelconque école mais quelques rudiments acquis au contact de différents dialectes de celle-ci). La version française est exacte. Cette phrase était naguère le cri d’ouverture qui précédait toute assemblée d’un des nombreux mouvements de résurgence celtique. Bien que celui-ci fût bien plus orienté vers la préservation et perpétuation des traditions que vers la restauration du druidisme, je rends honneur à l’esprit de tolérance relative qui y régnait. Par tolérance il faut comprendre que l’expression de toutes les formes de croyances y étaient admises dès lors qu’elles étaient conforment à l’héritage culturel des Bretons.. Par relatif, il faut tout de même comprendre que de facto, ils n’admettaient en leur sein que les seuls bretonnants.et ce à une époque où le breton n’était pas encore enseigné ou qu’en université ; "Diwan" n’avait pas encore été fondé ou n’avait pas encire ouvert sa première école. Compte tenu de la frontière linguistique entre breton et gallo sur la seule terre de Bretagne, c’était de fait exclure plus de la moitié des Bretons de souche. L’histoire a tendance à se reproduire. En excluant les non bretonnants, ils ne faisaient que reproduire à leur échelle ce que firent leurs ancêtres de la Bretagne insulaire venus se réfugier en Armorique face à la pression des Angles et Saxons : exclure quiconque ne parlait pas leur langue. Dans le contexte de l’époque, les peuples indigènes d’Armorique ayant largement adopté l’usage d’une langue romanisée, je laisserai à chacun l’exercice des conséquences qui purent en découler.

"Le vrai à la face du monde !", une fois de plus donc et non "la Vérité à la face du monde" comme la traduction que certain ont voulu lui donner.

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2010-11-08

Retour sur le passé

Tout jugement digne de ce nom, c’est à dire équilibré, présume une connaissance héritée de l’histoire, Qu’elle soit l’héritage du travail des anciens, cette expérience reçue est toujours retravaillée par celui qui la reçoit, enrichi de son propre regard, lui même nourrit de son propre vécu. Ce processus est continu. Si notre regard a peu de chance de modifier les faits et regards hérités du passé, il est à chaque instant présent revisité parce que nous vivons et recevons. Il en est ainsi de toute science, nous ne connaissons, de ce que nous qualifions comme étant la réalité, jamais que ce que nos sens permettent de percevoir et notre entendement et discernement d’en comprendre. Nous ignorons la nature des choses, nous n’en connaissons que la vision conceptuelle que nous nous en sommes faite. Qu’il s’agisse de science, de conviction intime, de dogme ou de croyance il n’existe aucune différence de ce point de vue. Jamais nous n’exprimons la réalité mais toujours la vision que nous en avons. Entre ces différentes types de vision, il y a celle qui sont consistantes et donc vérifiable par le raisonnement ou l’observation et celles qui sont inconsistantes et par conséquence invérifiables par la raison, intransmissibles par le langage. Tout langage est un instrument de communication, un moyen de transmission et rien de plus. Ce moyen peut être au service de multiples objectifs sans avoir a présumer d’une quelconque valeur morale. Tous les langages ne sont pas équivalents dans ce qu’ils permettent de transmettre, qu’il s’agisse de celui du corps plus propice aux émotions ou celui des mathématiques complètement dédié à la raison pure au point même d’avoir démonté ses propres limites. Le néo-druidisme, religion pour certains, science pour d’autres, politique pour d’autres encore et philosophie pour la plupart n’échappe pas à ce qui précède. Ce qui diffère c’est la qualité ou la quantité accordé à l’un ou l’autre des différents composants qui forge une vision du monde qui promue au rang de conviction ou de certitude.

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